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Qu’est-ce qu’un Astéroïde

ils ont écrit...

Pour La sonde CNN, Joseph Danan, directeur de l’Institut d’Etudes théâtrales (Paris III – Sorbonne Nouvelle) et auteur dramatique. (...) le passage quotidien de l’astéroïde valérie cordy nous a proposé des exemples convaincants d’une mise en jeu autant que d’une traversée de l’univers technologique. Dans son cas, le présent est celui de valérie cordy performeuse, traitant et manipulant des images prises sur Internet qui traitent et manipulent le réel, passé, présent — futur ? — confondus, tant il est vrai qu’Internet, comme le dit emmanuel hoog, « instaure une sorte de présent permanent » (lu dans TGV Magazine en remontant sur Paris). Mettant en scène le médium avant de se mettre en scène (écrivant en direct) au sein du médium. (...) le dispositif, s’il faut le nommer, a davantage à voir avec la performance(...) qui revendique cependant le théâtre. Article complet sur http://sondes.chartreuse.org/docume...

Simona Polvani pour « Liberazione » (traduction de l’Italien par Valérie Cordy) Valérie Cordy, dans ses cinq performances astéroïdes, a donné une pleine mesure de la métaphore du satellite, point de vue capable de dominer le flux atteignant la pluralité des contenus – certains créés de manière autonome, d’autres en collaboration avec des artistes et économistes - et avec le medium technologique, elle a construit une narration dramatique et poétique, entrant dans la matière de la catastrophe d’Haiti, mais aussi de la récente crise économique mondiale avec un point de vue politique critique vis à vis du capitalisme brutal. Difficile d’oublier l’analyse des Catastrophe Bond (contribution de Jean-Claude Dargeant). Absolument brillante l’invention des produits dérivés dans l’art (projet avec Christophe Bruno), et géniales les échelles musicales des titres de la bourse, en hausse et en baisse (œuvre de Johannes Kreidler). Des images de la Proposition Astéroïde « le capitalisme n’est pas une catastrophe » sont consultables sur http://www.selfworld.net/event_show/189

Simona Polvani pour « Krapp’s Las Post » et le magazine « Scènes » de la Bellone / Voir aussi textes et vidéo sur le site Internet italien. 

L’esplorazione continua con il progetto performativo Asteroide, che risulta più compiuto formalmente e semanticamente. Valérie Cordy, nelle sue cinque performance-asteroidi, presentate alla fine di ogni CNN, dà piena attuazione alla metafora del satellite, punto di vista capace di dominare il flusso. In un gioco di identità ironico e problematico, Valérie - trasformata in asteroide - viaggia dallo spazio alla terra ; Valérie-meteorite esplora gli scenari della catastrofe, nelle sue causalità naturali e umane. Seduta in diretta di fronte al proprio computer, relazionandosi all’immagine del desktop proiettato, crea un dispositivo eclettico, in un continuo movimento di media tecnologici diversi : video scaricati da You Tube, email scambiate su gmail con destinatari vari, tra cui gli spettatori dell’esperimento 2.0, post lasciati su Facebook, slides e interventi in forma di conferenza, solo per citarne alcuni. Attingendo a una pluralità di contenuti (alcuni dei quali creati in collaborazione con altri artisti ed economisti) l’artista costruisce così una narrazione drammatica e poetica sulla catastrofe di Haiti e sulla recente crisi economica mondiale, che arriva a toccare anche la bancarotta della Grecia. 

Al “capitalismo non è una catastrofe” tragicamente fanno eco i Catastrophe Bond (contributo dell’economista Jean-Claude Dargeant). Brillante l’invenzione dei prodotti derivati nell’arte (progetto con il net artista Christophe Bruno), e geniali le scale musicali dei titoli azionari, in ascesa e discesa (opera dell’artista tedesco Johannes Kreidler).


Jacques André pour l’Observatoire de l’Espace / Centre National de Recherche Spatiale (CNES), partenaire de « Théâtres du Globe » / Rencontres d’Eté de La Chartreuse / Juillet 2010

Voilà 4 Astéroïdes de Valérie Cordy Astéroïde (performances avec mon ordinateur), www.asteroide.sitew.com, qui sont passés : selon une dimension au moins planétaire, il nous fut offert autant de traversées de la Toile, chaque fois thématisée, compositions souvent troublantes des musiques, des images, des films qui peuvent s’y trouver, avec des échanges par courriel ou sur Facebook, réels ou fictifs, mémorisés ou en temps réel, donnés à lire suivant la délicatesse d’un minimalisme de mise en scène faisant mouche selon les sourires ou les rires provoqués... Sans titre explicite, appelons ces premières Astéroïdes « Présentation » ; « Marée noire » ; « Catastrophes » (d’origines naturelles) ; « Flux de communications ».

Lors de ces étranges moments de contemplation face au grand écran où apparait le résultat des clics et des frappes de Valérie Cordy sur son ordinateur, présente de dos dans la salle dans une robe qui pourrait être celle d’une pianiste, la vision qu’elle nous propose de la planète et des actions de l’humanité n’est pas rose au profit d’une tendance noir acide, mais se joue sur le registre du plaisir pour devenir source rafraîchissante de méditation... Une partie du plaisir vient du voyage dans ces montages collages, une autre de ces écrits tapés parfois d’un doigt, qu’elle met en scène suivant le mouvement de la pensée, avec ses hésitations, ses repentirs, ses interactions avec des réponses, des suggestions ou des questions d’autres personnes, une autre enfin des chocs esthétiques entre les éléments de type épurée (un court métrage) et d’autres brut (les fenêtres du logiciel de gestion de courriel utilisé).

Et suivant le cas, l’astéroïde visite l’état de notre planète et de nos actions en faisant feu de tous matériaux, y compris de ceux des travaux satellitaires... Le premier de la série du « Théâtre du Globe », appelons le « Présentation », ou auto-portrait d’un astéroïde dans l’univers, s’est ouvert cette fois par une mosaïque de fenêtres centrées autour d’une vision du Soleil par le satellite Soho, par un astéroïde patatoïde (peut-être emprunté à un jeu vidéo) tournoyant dans l’Espace, et la mise en place d’un lexique de mots comme la distribution d’un jeu de cartes, fragments de phrases recomposées sans cesse pour nous suggérer les compositions à venir. Et outre les connexions ouvertes par le patatoïde sur nos représentations des corps humains et célestes, un grand voyage cosmique aller retour de la Terre aux confins de l’Univers a synthétisé très rapidement visuellement un ensemble d’observations conduites à ce jour, par instruments terrestres ou spatiaux, montrant dans quel environnement vertigineux se situe notre théâtre terrestre. Là, une notion qui m’avait échappée, une sphère d’origine humaine déjà immense, est apparue, schématisée fugitivement : celle de la propagation dans l’espace temps de nos émissions d’ondes radio depuis l’origine de cette activité, dont l’extension progressive, limitée par la vitesse de la lumière, est déjà conséquente à l’échelle de notre galaxie, mais ridicule à celle de l’univers... L’infosphère est notre nouvelle enveloppe. Et y envoyer des messages comme celui tenté par l’astéroïde Cordy pour nous saluer, réécris et effacés à plusieurs reprises, indique bien notre devenir de Sisyphe.


Dernière mise à jour le 30 décembre 2011